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février 2019

Le capital immatériel : 80% de la valeur d’une entreprise numérique

By | Capital immatériel

Les actifs intangibles constituent des leviers majeurs de création de valeur et de compétitivité. Ils sont souvent négligés à tort.

 

Il y a les actifs tangibles de l’entreprise qui figurent au bilan… et puis les autres qui, souvent, n’y figurent pas et dont la valeur, pourtant, est loin d’être négligeable. « Avec la transformation digitale, les éléments immatériels gagnent en proportion dans la valorisation de toutes les entreprises. On estime ainsi que les actifs immatériels représentent près de 80 % de la valeur des sociétés numériques », explique Philippe Cotelle, administrateur de l’Amrae, qui participe actuellement à des travaux de recherche sur la valorisation et l’assurabilité des actifs intangibles (avec la Fédération française d’assurance et l’Apref, sous l’égide de l’IRT System X).

Concrètement, le « capital immatériel » de l’entreprise est constitué de ses compétences et connaissances accumulées, mais aussi de ses process, de sa réputation, de ses marques, de la fiabilité de ses systèmes d’information, de sa capacité d’innovation, ou encore de la qualité de ses relations avec ses clients et partenaires, voire de son respect des engagements sociétaux et environnementaux. Bref, autant d’éléments qui participent à la création de la valeur de l’entreprise, sur le long terme, comme à sa valorisation.

« Quand on compare la valeur de deux sociétés, il faut aller au-delà des éléments strictement financiers et tenir compte de leur capacité à se développer de façon durable : ce sont des éléments immatériels, mais néanmoins très concrets, qui vont permettre de déterminer la valeur des sociétés en choisissant, par exemple, le multiple approprié de l’excédent brut d’exploitation à prendre en compte », explique Céline Chicot, directrice associée conseil chez GMBA.

 

Un outil pour évaluer ses ressources immatérielles

 

Pourquoi s’en préoccuper en dehors de tout projet de vente ? Tout d’abord pour avoir une vision objective et complète de ses forces et faiblesses. « En développant une vision à 360° des ressources matérielles et immatérielles de son entreprise, le dirigeant peut ajuster son plan stratégique et prendre les bonnes décisions, poursuit Céline Chicot. Beaucoup d’entreprises sont aujourd’hui confrontées à une guerre des talents : elles pourront séduire davantage en travaillant sur leur ‘capital humain’, c’est-à-dire sur leur capacité à motiver les personnes, leurs plans de formation, la façon de transférer son savoir-faire ou encore les capacités managériales de ses dirigeants. »

Les éléments de valeur immatériels peuvent aussi être pris en compte dans certaines négociations. « S’il est correctement reconnu et estimé, le capital immatériel peut rassurer les fournisseurs et les clients de l’entreprise, voire convaincre les banques d’accorder plus facilement un financement, en s’appuyant sur des outils partagés », estime ainsi Jo-Michel Dahan, sous-directeur des entreprises de services et des professions libérales à la Direction générale des entreprises (DGE). C’est aussi un élément à considérer dans sa gestion des risques. « Il faut discuter avec son assureur de la façon de couvrir ce capital immatériel », ajoute Philippe Cotelle.

En pratique ? Beaucoup de réflexions sont en cours. Mi-novembre, la 8e « Journée nationale des actifs immatériels », organisée par l’Observatoire de l’immatériel s’était donnée pour thème « L’immatériel : mission de l’entreprise et nouvelle responsabilité du dirigeant ».

 

Source de l’article : Cécile DESHARDINS, « Capital immatériel : jusqu’à 80 % de la valeur d’une entreprise numérique », Les Echos Entrepreneurs, 07/12/2018

 

 

Partage de connaissances : du savoir-faire au faire-savoir, tout un art

By | Capital immatériel

Le partage de connaissances est un enjeu de taille pour l’entreprise. Il est essentiel non seulement pour garantir la continuité de service, mais aussi pour améliorer en continu les process. Si certains facteurs, avant tout humains, peuvent parfois y faire obstacle, l’entreprise dispose aujourd’hui de diverses solutions pour lever les freins.

Hors de question de mettre en péril un chantier suite au départ d’un collaborateur qui détenait une expertise clé. Le partage de ses connaissances est le gage d’une amélioration permanente de la performance de l’entreprise.

Les retours d’expériences à la suite de difficultés rencontrées dans un projet doivent pouvoir bénéficier à tous. Ils contribuent à l’identification de bonnes pratiques que l’entreprise a tout intérêt à promouvoir auprès de ses collaborateurs. Encore faut-il documenter ces connaissances.

Partager les savoirs explicites : des outils collaboratifs

C’est tout l’objet du knowledge management (management des connaissances), processus de documentation de la connaissance en continu. En pratique, il s’agit de repérer les notions et informations utiles à l’entreprise, les hiérarchiser, les protéger, les partager et les actualiser.

Mais certains obstacles, le plus souvent d’ordre humain, peuvent entraver cette transmission. « Savoir-faire » est une chose, « faire-savoir » en est une autre. Combien d’experts, excellent dans leur métier, demeurent incapables de transmettre leurs connaissances ?!

Transmettre les savoirs tacites

La tâche est assez simple pour les savoirs explicites, définis comme « tout ce qui peut être aisément exprimé et codifié », selon l’universitaire japonais Ikujiro Nonaka.

Pour le savoir dit tacite, c’est une autre paire de manches : ce savoir-là renvoie en effet au savoir-être qu’une personne acquiert au fil de sa carrière. Or, comment transmettre la capacité d’un commercial à sentir les besoins d’un client qui ne parvient pas lui-même à les définir ?

Et c’est sans compter les réticences des détenteurs de savoirs eux-mêmes : par crainte d’être jugés, de perdre leur pouvoir, ou leur temps. Autant de freins que l’entreprise pourra lever, par exemple en décernant des titres de référent, voire des primes… Avant tout, elle doit mettre en place un espace-temps dédié au partage de connaissances entre pairs, ce qui peut prendre la forme de groupes de travail périodiques, sur des thématiques identifiées.

Le reverse mentoring, un dispositif gagnant-gagnant

Quant au partage du savoir entre générations, il ne se limite plus uniquement au tutorat au sens propre du terme. Dans certains cas, le baby-boomer transmet son savoir à un plus jeune, qui lui apporte en retour sa connaissance des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, mais lui permet aussi d’entrevoir un mode de fonctionnement et une façon d’appréhender le travail radicalement différents.

Nombreuses sont les entreprises à pratiquer et plébisciter ainsi le reverse mentoring, qui a pour avantage de créer une véritable relation entre générations, mais aussi de placer le jeune en situation de partager son savoir et ses pratiques… dès son arrivée dans l’entreprise. Un cercle vertueux, donc, qui permet à tous de percevoir les avantages du partage de connaissances et d’en prendre l’habitude.

Un dispositif gagnant-gagnant, donc, et pas seulement pour anticiper le départ du senior.

 

Source : http://www.managerattitude.fr/92151101/partage-de-connaissances-du-savoir-faire-au-faire-savoir-tout-un-art.html

Business Case : La gestion des connaissances et l’excellence opérationnelle dans l’industrie

By | Capital immatériel, Industrie, qualité, et ingénierie

Dans son Business Case « Gestion des connaissances et excellence opérationnelle dans l’industrie », VEDALIS revient sur les effets positifs de la création de communautés de pratique dans un groupe fabricant de produits métalliques – diminution des coûts, amélioration de la qualité, réduction des risques opérationnels…-. Le tout évalué grâce au suivi du taux de rendement synthétique des installations (TRS).

Dans un environnement de plus en plus concurrentiel, il est tentant de prendre des mesures drastiques pour maîtriser les coûts. Pourtant, il est largement reconnu que, sur le moyen / long terme, les entreprises les mieux armées pour s’adapter aux changements et gagner en rentabilité doivent appliquer une politique plus nuancée et fondée sur la valorisation de son capital savoirs. Comme le déclare Francis Mer, Président de la Fondation Condorcet et grand capitaine d’industrie, « le premier capital de l’entreprise ne sera plus seulement sa technologie, ses machines ou ses procédures, mais ses collaborateurs avec leur capacité, individuelle et collective, à faire évoluer l’organisation et à mieux satisfaire les clients ».

C’est ce que montre l’analyse proposée dans ce document inspiré de cas réels. Miser sur les savoirs et les talents cachés de ses collaborateurs et, grâce au digital, les révéler et les valoriser au niveau de toute l’organisation, est un choix gagnant pour une compétitivité durable.

Pour en savoir plus et télécharger ce business case, contactez-nous

WEBINAR : L’enjeu 2019 pour les RH : De la gestion des talents à la création de valeur

By | Événéments, KM et RH

MARDI 19 FEVRIER DE 11H00 À 12H00

À DÉCOUVRIR LORS DE CE WEBINAR :
Les réformes en cours invitent les services R.H. à adopter des outils de valorisation et de gestion du capital humain afin de favoriser la compétitivité de leur entreprise.

L’annuaire intelligent ou annuaire de compétences permet d’identifier « Qui sait quoi ? » – et pas simplement « Qui fait quoi ? » -, il optimise la gestion des talents de l’organisation et constitue une étape indispensable pour la création d’une organisation apprenante.

Découvrez au travers de ce webinar comment optimiser la gestion des talents dans l’entreprise pour en faire un véritable levier de création de valeur.

INSCRIVEZ-VOUS EN CLIQUANT ICI

L’ANDRH et la DFCG distinguent VEDALIS pour son exploitation des Big Data

By | Actualités VEDALIS, Événéments

Dans leur livre blanc sur la coopération DAF-DRH au service de la performance de l’entreprise et de l’optimisation du lien social, l’Association Nationale des DRH (ANDRH) et l’Association des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion (DFCG) examinent le sujet crucial de la valorisation du capital immatériel des organisations.

C’est dans ce contexte qu’elles ont distingué VEDALIS pour la capacité de RoK’IT™ à fournir des indicateurs permettant de mieux apprécier la valeur ajoutée des profils de l’entreprise et son aptitude à être une organisation apprenante.

RoK’IT™ calcule ces indicateurs en centralisant, combinant et exploitant des données sur les domaines de connaissances clés, les contributions des spécialistes et les échanges de savoirs.